« Le paresseux ne possède aucune vertu transcendante, ne fait pas le bien d’autrui et s’éloigne de l’éveil de l’esprit. Inversement, les qualités de celui qui est persévérant ne déclinent pas, mais
s’accroissent jusqu’à la réalisation de la sagesse infinie. »
BOUDDHA
Au niveau spirituel, la persévérance est définie comme étant l’enthousiasme à faire le bien en général et à
vraiment accomplir ce qui est bénéfique pour soi et autrui.
C’est également le remède aux trois formes de paresse :
- La paresse indolente qui est l’attachement excessif aux plaisirs des sens, à l’oisiveté, au sommeil,
à la nourriture et à l’alcool, aux drogues, au tabac, etc.
- La paresse défaitiste qui consiste à toujours se dénigrer ou à penser que l’on est incapable de
pratiquer toute forme de spiritualité.
- La paresse vile qui est d’effectuer des actes négatifs par plaisir ou par insouciance, tels que
détruire la vie, amasser des richesses au détriment des autres, rechercher le pouvoir ou les honneurs, etc.
Au contraire, il faut s’armer de courage en pensant :
« Désormais et jusqu’à ce que j’aie établi tous les êtres dans l’état d’éveil insurpassable, je ne me
départirai jamais de la persévérance altruiste. »
Il faut aussi avoir le courage d’abandonner les tendances négatives, d’accomplir des actes positifs et de
faire le bien d’autrui avec joie sans jamais se lasser ni physiquement ni mentalement.
De plus, la persévérance s’accompagne d’humilité lorsque l’on ne se fait pas une haute opinion des efforts
que l’on déploie et doit être insatiable, c’est-à-dire de ne jamais s’estimer satisfait de ses actes de bien.
Ayant pris conscience de toute la souffrance des êtres dans le monde conditionné et ayant compris le fait que
c’est dans la pratique spirituelle que se trouve la joie ultime, on puise dans cette motivation l’énergie de réaliser l’éveil de l’esprit.
Evidemment, il n’est pas possible pour un débutant de méditer jour et nuit.
Mais l’important est d’effectuer une pratique régulière chaque jour. Pour une personne laïque ayant une
famille et une activité professionnelle, le mieux est de consacrer une heure par jour à la pratique spirituelle, de préférence le matin ou le soir, avant ou après toute activité
mondaine.
Si l’on a ni doute ni incertitude et que l’on s’applique avec diligence à son ascèse, on triomphera de toutes
des difficultés et les souffrances.